Le dépôt de mobiliers métalliques du site gallo-romain des Noues
Étude de l’instrumentum et analyses archéométallurgiques
Le sujet
Située dans la vallée de l’Yerres, la commune de Lumigny occupe une position centrale en Seine-et-Marne, à mi-chemin entre Meaux et Melun. Depuis plusieurs années, elle fait l’objet d’un programme de recherches mené par la Société archéologique de Touquin.
Occupé dès l’Antiquité en territoire melde, à la limite des Sénons et des Parisii, le site se distingue par la butte de Lumigny (158 m NGF) et un vaste ensemble archéologique de 35 hectares, complété par le gisement des Noues (8,20 ha), à proximité des sources de l’Yerres. Les données céramiques attestent une occupation continue du Ier au VIe siècle de notre ère.
Une opération de sondages menée en 2021 a permis d’identifier une voie antique orientée est-ouest, datée de la seconde moitié du Ier siècle, ainsi que les vestiges d’un bâtiment. À proximité de cet axe, un dépôt métallique a été découvert dans une fosse aménagée, associé à un mobilier céramique du IVe siècle.
Ce dépôt comprend 17 objets en fer (dont 16 outils) totalisant plus de 10 kg : serpes, ciseaux, marteau, herminette, enclumette, plane, entre autres. L’ensemble évoque principalement des activités liées au travail du bois, avec une possible organisation en panoplie.
Réalisée par Guillaume Huitorel du Service départemental d’archéologie de Seine-et-Marne et chercheur associé à l’ArScAn (UMR 7041), Fabrice Rigault de la Société archéologique de Touquin et chercheur associé l’ArScAn et Gaspard Pagès de l’Ifpo et chercheur association à l’ArScAn, une analyse métallographique récente de la masse métallique vise à préciser son mode de fabrication (recyclage ou production primaire), apportant des éléments clés pour interpréter la fonction et la signification de cet ensemble enfoui au 4e siècle de l’ère commune.
L’intervenant
Fabrice Rigault
Président et responsable scientifique des opérations, Fabrice Rigault est fondateur, président et responsable scientifique des opérations archéologiques, chantiers de fouilles et prospections de la Société Archéologique de Touquin (SAT). C’est lui qui demande les autorisations auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, dirige les fouilles et rédige les rapports. C’est également le responsable scientifique de la conservation des vestiges archéologiques. Il est également chercheur associé au laboratoire ArScan (UMR 7041) au sein de l’équipe GAMMA.
Informatiques pratiques
- Date : samedi 23 mai 2026 de 14h à 15h30
- Lieu : en présentiel à la salle Jean Nicot (7 rue Jean Nicot 75007 Paris) et en distanciel sur le serveur Discord d’ArkéoTopia, salon-de-conference
- Accès : M° La Tour-Maubourg (Ligne 8) / Parking – Vinci Park Face au 23, Rue de Constantine
- Condition : Entrée et accès au Discord gratuits








